Communauté en Action pour Education des Filles (CAEF)

c’est un projet de World Education que l’APEM ONG met en œuvre dans les 43 écoles primaires de la commune de Ségbana. Il vise à contribuer à l’objectif du gouvernement d’améliorer l’accès à l’éducation et sa qualité, particulièrement pour les filles et à développer la conscience des communautés et leur participation au secteur de l’éducation. Comme résultat attendus, il y a l’accès à l’école des filles et à l’amélioration de leurs performances et celles du système éducatif. Il vise aussi à apporter une réponse à la pandémie du VIH SIDA dans le secteur de l’éducation de base. Ainsi dans chaque école, une Association des Mères d’Enfants (AME) a été installée dans chaque villages pour accompagner la scolarisation et le maintien des filles à l’école, une évaluation rapide a aussi permis d’identifier les forces et les faiblesses de chaque APE et de faire un plan de renforcement des capacités.

Les principales activités et les résultats se présentent comme suit :

Implication des groupes communautaires dans la mise en œuvre des plans de promotion de l’éducation des filles

La scolarisation des enfants et surtout celle des filles, toutes les structures organisées des villages sont impliquées dans l’élaboration et la mise en œuvre des plans de promotion de l’éducation des filles. C’est ainsi que grâce à l’engagement des 37 AME, installés dans la commune, 168 groupes communautaires ont été impliqués dans la mise en œuvre desdits plans. Le suivi- évaluation a permis d’identifier les entraves et les responsabilités de chaque acteur impliqué et de prendre des mesures correctives.

On peut aussi retenir que les questions de l’éducation sont devenues une préoccupation pour les associations et organisations locales et les acteurs de l’éducation ont aussi pris conscience de l’immensité et de la complexité des activités de promotion de l’éducation surtout des filles à mener.

Sessions de formation au profit des acteurs impliqués dans la promotion de l’éducation

Plusieurs sessions de formation ont été organisées pour donner le savoir, le savoir faire et le savoir être aux acteurs communautaires. Il s’agit des sessions de formation sur :

  • Formation sur le suivi-évaluation participatif communautaire de l’éducation des filles : 37 sessions de formation ont été organisées au profit des AME pour doter celles-ci des capacités et des outils afin de s’assurer de l’atteinte des résultats. Pour ce faire, les communautés sont amenées à élaborer par elles-mêmes les outils de suivi-évaluation ; elles savent également tracer leurs cahiers de suivi-évaluation ; et administrer les outils de suivi-évaluation. Le sentiment d’appropriation du projet s’est renforcé au niveau des communautés et leur responsabilité plus engagée aussi bien dans la mise en œuvre du projet que dans sa pérennisation.
  • Formation des personnes ressources sur les évaluations organisationnelles des AME (ERO et EAF) : Avec l’aide des directeurs d’écoles, 141 personnes ressources ont été identifiées et formées sur l’évaluation organisationnelle des AME et des BAPE. Les participants sont convaincus que les acquis de la formation serviront pour leur propre gouverne.

Ces personnes ressources ont ainsi permis aux AME et aux BAPE de se mirer afin de prendre connaissance de leurs insuffisances d’organisation et de gestion grâce au ERO et EAF.

Session de formation sur le plaidoyer au profit des AME et BAPE

37 sessions de formation ont été déroulées afin d’amener les décideurs à prendre en compte les aspirations des communautés dans le domaine de l’éducation en général et celle des filles en particulier.

Au cours de l’année, 37 initiatives de plaidoyer des AME/APE ont permis de réveiller la conscience de certaines autorités politico-administratives qui, pour des raisons d’ordre politique camouflent les affaires sérieuses.

Séances d’écoute des émissions radiophoniques

Des émissions radios sont organisées avec la radio BIO Guerra de Ségbana pour informer, de former et d’éduquer les communautés, les AME et les APE sur les questions de la scolarisation en générale et en particulier des filles. Pendant que ces émissions sont diffusées par la radio, des séances d’écoute collective par les AME/BAPE afin d’être au même niveau d’information et de pouvoir échanger entre membre.

Au total 141 séances ont été organisées sur des thèmes comme « Echos des AME », « Cogestion des ressources humaines », «Importance de la scolarisation des filles», « Rendement scolaire », «Droits et Devoirs des enfants », « Absentéisme des enseignants », «Importance de l’acte de naissance ».

Et comme impact notable de ces émissions on peut retenir que les communautés sont informées de l’existence des AME et de leurs activités, les AME/APE connaissent leurs rôles et responsabilités dans la gestion des ressources de l’école, les parents répartissent les tâches entre filles et garçons et ont amélioré leurs connaissance sur le bien-fondé de la réussite d’une fille à l’école (les filles s’occupent mieux de leurs parents que les garçons lorsqu’elles réussissent au plan professionnel), les AME/APE suivent le résultats scolaires après chaque évaluation et les suivis à domicile pour les espaces d’études, les parents savent désormais leurs obligations vis-à-vis des enfants et ceci réciproquement, les cas d’absentéisme sont dénoncés par les AME/APE et les démarches sont conduites pour y remédier, les parents ont pris conscience de l’utilité de l’acte de naissance dans la vie et en particulier d’un élève. Ces émissions ont aussi facilité la mise en œuvre d’initiatives locales visant à relever les défis de l’éducation.

Initiatives visant à relever les défis de l’éducation des filles

Les AME/APE ayant pris conscience des défis à relever pour la promotion de la scolarisation à initier plusieurs actions visant à mobiliser des ressources financières pour le cofinancement des micros projets (comme la construction de modules de classes, de domiciles des enseignants, de paillotes, etc.). D’autres actions ont été aussi entreprises pour relever le niveau des élèves candidats aux examens par l’organisation des séances d’encadrement de ceux-ci, et pour améliorer la santé des populations et des élèves filles. Il s’est aussi agit d’augmenter le niveau de connaissance des communautés sur le VIH SIDA.

Toutes ces actions ont été couronnées de succès grâce à la disponibilité des populations qui ont bien voulu souscrire financièrement pour la réalisation de ces micros projets et l’amélioration de la santé. La confiance des populations aux AME/BAPE s’est accrue grâce à la bonne gouvernance qui s’est traduite par la reddition des comptes au fur et à mesure de la mise en œuvre des actions ou la fin.

Rencontres pour la vérification de l’état de la cogestion des ressources scolaires

37 rencontres ont été organisées par les APE pour la vérification de l’état de la cogestion des ressources scolaires. On peut retenir de ces rencontres que tous n’est pas rose dans la cogestion. Du fait des réformes introduites dans le secteur, les APE pensent que l’Etat s’est accaparé de la gestion de l’école avec l’arrivée d’un comptable à la Circonscription Scolaire et qui s’occupe des achats pour l’école. De même les dotations des APE et des CAPE ne sont plus versées à ceux-ci entraînant une démobilisation des membres de ces structures qui devaient aider l’état dans la gestion de l’école et une incapacité à prendre en charge la réfection des salles de classes et autres matériels didactiques. Cette situation de flou a entraîné la défection de beaucoup de membres des BAPE, la réduction des activités de suivi des élèves et enseignants par l’APE ainsi que l’abandon des activités de promotion par les APE et les AG et réunions des APE sont devenues quasi inexistantes.

On peut retenir comme impacts de ce projet une augmentation de l’effectif des filles dans les classes, une implication plus remarquée des femmes dans la scolarisation en générale et en particulier celle des filles.
La réalisation de toutes ces actions a été possible grâce à l’équipe composée des quatre animateurs et du coordonnateur qui ont travaillé aux côtés des AME/BAPE, des enseignants et autres acteurs impliqués dans les questions de la scolarisation. Cette équipe a bénéficié de l’appui de la direction exécutive d’APEM ONG et World Education à travers le monitoring périodique qui ont permis de corriger au fur et à mesure les dysfonctionnements constatés.

Centre d’écoute et de sécurisation des enfants

Bien que le projet soit arrivé à terme, APEM ONG son GRADH ont continué par faire fonctionner le CESE en donnant les cours AEA et Alpha pour permettre aux apprenants qui étaient en deuxième année de faire la troisième année et de passer le CEP. C’est ainsi que sur douze candidats présentés, quatre ont été reçus au CEP et inscrits au collège pour bénéficier de l’enseignement secondaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *